vendredi 27 juillet 2012

La panique d'octobre 2011



Ci-dessus, la photo de ma chambre à l’état actuel. C’est la merde, et ça se voit.

Lorsque je prenais l’avion en février 2009, j’étais psychologiquement préparé (ou pas) à passer 18 mois au pays des kangourous. Hélas, Poutine est toujours maître de Russie et que la Pologne est toujours aussi nulle en foot : à la fin c’est toujours la réalité qui gagne. Voilà qu’on m’apprend que le Master coûte plus cher que prévu. Ensuite, j’apprends que le dernier semestre est passé à faire un projet libre, et 90% des personnes le font en dehors d’Australie. Après tout, pourquoi ne pas voyager un peu plus encore ! Enfin, tu te rends compte que comme tu n’as pas d’exams, tes semestres ne durent pas 6 mais 3 mois.

Bilan : sans trop savoir comment tu es arrivé là, tu es en octobre, il te reste 1 mois d’études en Australie (i.e. 3 journées de cours et 100 pages de dossiers divers à rédiger). Et tu n’as aucune idée de ce qui va t’arriver dans 1 mois. Et il pleut, beaucoup.

A l’heure actuelle, il reste 2 semaines intenses de boulot, et la panique est palpable, notamment en ce qui concerne le projet du dernier semestre. Certains paramètres me poussent toutefois à rester ici un peu plus longtemps que la fin formelle des cours.

La musique : Je veux jouer un concert avec mon groupe avant de partir, cela n’arrivera pas avant novembre. De plus je me suis fait embaucher pour jouer du piano à une soirée chic, (là-dedans) le 4 novembre. C’est une chose de plus à gérer qui va retarder tout le reste.

La préparation du projet : Il me reste très exactement 3000AU$ en banque (2100€, hehe). En attendant d’emprunter plus, rentrer en France est hors de question, et il faut que je prépare ce foutu projet. Je cherche un projet de 4-6 mois dans un pays en développement de l’Asie du sud-est (pas loin = pas cher !) pour mettre en pratique ce que j’ai appris. C’est un nouveau départ, ça se prépare. C’est le retour du bordel des visas, des valises, des assurances, des billets d’avion…

Le reste : Vendre les trucs inutiles que j’ai acheté, dire au-revoir, essayer de comprendre où sont passés ces 9 mois…

Du coup, même si je suis très incertain pour mon futur, je sais au moins une chose : 2011 ne sera pas Australien. Il est difficile de porter un regard sur 2011, j’ai surement appris des tas de trucs, voyagé… Mais la sensation globale est bizarre, si quelqu’un me demande de lui résumer ce qui s’est passé en 9 mois, j’aurai du mal à répondre. Ah si, l’autre jour je regardais une série en anglais mais les sous titres ne marchaient pas et je ne m’en étais pas rendu compte. Cool !

Cool encore :
Je vais voir Airbourne en concert la semaine prochaine ! Mes tympans vont en prendre un coup
Je vais tenter de faire un vrai Barszcz de Noël (1 semaine de préparation) bientôt

Pas cool :
J’ai fait une excursion canoë / camping. L’embarcation où étaient mes affaires s’est retournée (ce qui n’a apparemment aucune chance d’arriver, ah ah), ce qui a entrainé le noyage de mon sac. J’ai perdu mon téléphoné et mon lecteur MP3 (snif). Et le papier toilette noyé a laissé des merdes sur mes vêtements.


Sydney, puissante et magnifique



        Directement après avoir avalé la Great Ocean Road et Melbourne, pas trop le temps de digérer puisque je prenais l’avion pour Sydney pour dépenser encore plus d’argent que je n’ai pas encore gagné. J’y ai cordialement été hébergé par des amis français que je remercie car loger à Sydney est une folie démesurée. Il est tout à fait commun de trouver des colocs avec des chambres partagées par 4 étudiants (lits superposés, pas d’espace personnel) payant autant qu’à Brisbane. Ici, une maison partagée par 5 personnes servirait de logis à 15 étudiants à Sydney, pour le même prix. La ville est très chère en général à tous les niveaux, on pourra noter le prix du ticket de bus journalier s’élevant à 20$ (environ 14€) contre 6$ à Melbourne.
         Ce qui caractérise la ville de Sydney c’est sa baie. Je ne pense pas qu’il existe pareil endroit au monde. Le centre ville est bâti autour d’un sinueux plan d’eau dont le niveau n’est que peu sujet aux marées ou aux crues. Grâce à ce détail, lorsqu’on se balade sur les nombreux quais on se trouve toujours près de l’eau. La ville donne cette impression incroyable d’être en harmonie avec l’eau autour. La ballade allant des botanic gardens jusqu’au célèbre Harbour Bridge en passant par l’opéra a de quoi casser 3 pattes à plus de 1000 canards.
        Brisbane, Melbourne et Perth ont leur gros fleuve, mais Sydney est la seule capitale d’état Australien à vraiment être au bord de l’océan. La baie de Sydney rejoint le pacifique non loin du centre ville, et on y retrouve des quartiers de maisons adossés aux falaises bordant ce même océan (je n’ose pas imaginer les prix). Du coup, on y trouve aussi des plages dont la célèbre Bondi beach.
        Après avoir apprécié tous les panoramas de la ville,  je ne sais pas si Sydney est une ville à vivre. La ville a certes plein de quartiers typiques et il y a plein de choses à voir, mais elle dégage une impression de rush permanent et je n’ai pas ressenti l’attractivité de Melbourne. Je n’y ai surement pas été longtemps, mais j’ai surtout ressenti un esprit de mégalopole.

Cool :
-          CA Y EST J’AI LA PHOTO OFFICIELLE. Je peux dire que j’ai été en Australie.
-          La piscine juste en bord d’océan, avec les vagues qui viennent se fracasser à son bord !
-          Un cimetière avec vue sur pacifique.
Pas cool :
-          On pollue plus que Jésus
-          Il est interdit de sauter du haut de l’Harbour Bridge
-          Un terrain de foot à flanc de falaise (mais.. ?)


Prochaine étape, Perth et le Western Australia !

Melbourne, vivante et européenne




    Je suis de retour à Brisbane après 3 semaines de vadrouille intense. Je vais donc publier 3 articles respectivement consacrés à Melbourne, Sydney et Perth + l’Australie Occidentale. Fait remarquable : en 1 semaine j’ai vu (à quelques incertitudes géographiques près) 3 océans : Pacifique, Antarctique et Indien.


     Après avoir savouré des road trips à Ballarat (ancienne ville minière, 2è plus grande ville « inland » d’Australie, mais plus petite que Chambéry) et le long de la Great Ocean Road (un must incroyable !) j’avais 2 jours à passer à Melbourne city avec des amis français. Il ne faut pas oublier que c’est l’hiver ici, et que Melbourne est au sud. Premier signe européen : le climat est constamment moyen-froid, avec des pluies par ci par là. A Melbourne, si tu as de la chance, tu croiseras même un pingouin sur la jetée à St Kilda, au sud du centre. La ville n’est pas spécialement ancienne, mais montre par son architecture des signes de son histoire britannique. La ville est un mélange agréable de bâtiments géants modernes, de vestiges victoriens, et de restaurants asiatiques (doux jésus, c’est blindé de Chinois).
     Ce qui frappe là bas, c’est la façon dont cette ville, si éloignée du reste du monde, y est connectée (35% des résidents sont nés en dehors d’Australie, et il faut encore rajouter tous ces connards de touristes). Tu peux tout trouver à Melbourne. Les célèbres marchés victoriens en sont la parfaite illustration, puisque j’ai pu y trouver du fromage français authentique, des saucissons hongrois, des plats italiens… à des prix ridiculement bas. En banlieue de la ville, j’ai même trouvé une pâtisserie polonaise 100% import, remplie de vendeuses polonaises. Introuvable en France ! La city se distingue aussi par une activité nocturne et culturelle dynamique, ses petites ruelles sales et le manque de respect des conducteurs pour les piétons. On se sentirait presque à la maison.

     Interlude historique : Un des explorateurs clés lié à la ville de Melbourne s’appelait John Batman. Du coup, il y a des « Batman park », des « Batman road » etc à peu près partout, c’est très ambigu au départ et je n’ai pas manqué de me poser des tas de questions sur l’existence d’une « Joker street » ou des trucs du genre.

     Melbourne est extravagante dans tous ses aspects : son étendue, ses buildings, son casino, son stade de cricket de 100 000 places. Et même si ce n’est pas une « ville à plage », je pense qu’il est bon d’y vivre (plus que de la visiter). Les prix sont raisonnables, il y a toujours quelque-chose à faire, et on se sent au centre du monde.

Cool :
-          La volée de perroquets au bord de la Great Ocean Road
-          Merde quoi, j’ai vu un pingouin sauvage

Pas cool
-          Le nombre de français rencontrés, si ça continue on va coloniser le pays, c’est excessivement énervant !
-          Faire le warrior et choisir l’avion de 6h50 c’est bien, mais as-tu pris en compte la distance entre le centre et l’aéroport ainsi que la fréquence des transports à cette heure matinale ?
 -     A cause du prix, on a pas eu le mental d’aller manger à la mighty Ballarat Steakhouse


Allez, hop, du changement (partie 2)


Désolé pour ce sens de lecture, mais ça buguait quand je mettais tout d'un coup. Oui, il faut commencer par la partie 1 en dessous.

Du coup, pour freiner un peu les dépenses, j’ai décidé de déménager. C’est la fin d’un semestre et plein d’étudiants partent, il y a plein de bonnes affaires et il me sera facile de faire le bon choix. Changer de maison est ici si facile qu’il serait dommage de ne pas essayer quelque chose de neuf. Par contre, tout comme le monde du travail, le monde de la location et complètement opposé à la France. Il n’y a aucune uniformité, certains diraient que c’est vraiment le bordel. J’ai commencé à visiter des nouvelles maisons, et voici un top 2 :

Chambre à 110$ par semaine (en ce moment j’ai 180$)

        La maison est géante. La table à manger est une table de ping-pong reconvertie. Dans le salon, on trouve une batterie, une boule à facettes, et des draps indiens de hippie. Un tableau vintage français « Vermouth Savoyard» dans la cuisine. La maison est bâtie à flanc de colline, et du coup le versant rocheux de la colline forme un des murs d’un couloir. La chambre est « en 2 parties » : une pièce à coucher très petite à l’étage, avec vue sur piscine (inutilisée) et une porte vitrée (non verrouillable) qui donne sur le bush de la colline. L’autre partie est en bas et est plus propice à un bureau.

Chambre à 85$ par semaine

        Pas cher ! La chambre est grande, mais voisine les toilettes, et la porte est grinçante. Pas de volets, et visiblement pas de ménage pour l’ancien locataire. Je veux dire, jamais. Sauf si il tentait de battre le record du monde de toile d’araignée domestique. La salle de bains est à vomir, l’émail de la baignoire est marron. Les murs sont couverts de moisissure qui progresse presque à l’œil nu. C’est vraiment crado, mais les gens sont cool. Ils ont une cheminée et une hache pour aller couper du bois dans la petite forêt « qui fait peut être partie du terrain de la maison, mais on sait pas ». Ils ont installé une corde à un arbre pour pouvoir jouer à Tarzan (mais.. ?). La maison a aussi un spa (« Des fois on boit dedans, attention tu te déshydrates vite, ça peut être dangereux ! ») et plusieurs trucs étonnants par ci par là. Un garage est rempli de vieux bureaux, frigos, télés… On me dit « si tu veux un truc pour ta chambre, tu peux le prendre ici ».
Affaire à suivre. Le 22 juillet, je pars visiter Melbourne et Sydney, puis j’irai commencer mon 2nd semestre dans la région de Perth. J’aurai donc d’autres trucs à raconter, mais surtout ma photo devant l’opéra de Sydney, finalement je n’y couperai pas.

Allez, hop, du changement (partie 1)




Le premier semestre (sur 2 de cours + 1 de projet) vient de s’achever, et c’est pas dommage. En 4 mois, les devoirs représentent une masse de 162 pages en ce qui me concerne. Les notes ? Pas trop mal dans les petits dossiers, moins bien dans les gros. Je ne suis pas dans le haut du panier pour faire simple. Le fait le plus intéressant dans tout ça c’est que mes notes mes plus hautes ne sont pas en « Science of Water », mais en « Law and Governance ». Comme quoi, le pipeau qu’on apprend à Centrale, c’est du pipeau de première classe. Je tiens quand même à préciser que j'ai beaucoup travaillé à la fin du semestre et que j'ai remis des dossiers importants. Les cours reviennent le 1 août.
En attendant, il fait quand même froid (pas d’isolation ni de chauffage, penses-tu) et on se prend des caillantes modérées à 9° en intérieur, pas de quoi geler un chat mais faut se couvrir les miches. Pas toujours évident puisqu’au moment du départ tu penses pas à emporter des pantoufles ou des pulls à foison.
J’avais donc un mois de libre en juillet. Face à la situation peu propice de l’Euro et à ma maison qui me semble de plus en plus chère, j’ai décidé de me trouver un boulot. Ce fut une désillusion assez rapidement, le marché du travail est surchargé de candidats inexpérimentés, d'ailleurs je trouve que c’est bien mieux organisé en France, on arrive à rentrer en contact avec les employeurs plus facilement et formellement,  et se mettre en valeur est plus aisé. Je n’ai toujours pas compris comment faire pour se montrer aux recruteurs, et voici 2 annonces qui m’ont bien fait marrer:

         La première annonce, c’est pour un « bar à jus de fruits ». On notera qu’elle ne précise pas ce le candidat va faire ! Tout ça pour dire que le côté « étudiant étranger » est quand même rédhibitoire. Le diplôme de Centrale est inconnu et sous-évalué, puisque dans le monde anglophone on peut avoir un diplôme avec « Engineering » marqué dessus au bout de 2 ans d’études.

Le voyage est une connasse



(Un jour, un mec a décidé que le nord c'était en haut. Ce sont des choses qui arrivent.)

    Récemment je pense pas mal à ce que ce voyage représente. Au-delà des cours et de l’acquisition d’un talent international de surf et de Koala management, un des objectifs du voyage c’était quand même l’expatriation, l’inconnu. Le fait de se prendre des coups de planche dans la tête, pour au final arriver à doubler le capital culture/expériences.

    Les derniers mois ont montré que ce processus est assez traître. L’Australie c’est quand même à l’envers de la France et à plus de 20 000 km (ce qui équivaut à presque 123 millions de saucisses de Francfort mises à bout !) selon une trajectoire de 180°. Je suis monté dans une cabine d’avion où j’ai passé un paquet d’heures. Après l’étape Singapour, je sors de la cabine d’avion à Brisbane, arrivant 170 ans après le premier colon européen. Oui, il faisait chaud et ces cons conduisent à gauche, mais la ville de Brisbane au premier abord c’est plein de bâtiments modernes, des voies de train, un gros fleuve, des McDos, une grande voie piétonne avec des magasins Adidas et des banques. Le réseau de taxis fluviaux (citycat) de la ville est exploité par Transdev, la boîte où j’ai fait mon dernier stage… C’est sur, je me fais réveiller la nuit par des opossums, mais quand je me lève, grâce à internet j’ai tout de suite les news de France, les infos sportives. Je parle aux gens comme si j’étais à Chamousset, j’ai même suivi tous les matches de Lyon en coupe d’Europe en direct à la TV. Je peux ensuite parler à mon coloc (en Français), gober 2 tartines de Nutella, etc. Les exemples sont légion, mais il y a beaucoup de fois où je ne ressens pas trop de changements, la mondialisation a quand même un caractère effrayant !

Et quand il y a des changements on ne réalise pas vraiment. Un étudiant comme moi qui est collé à une ville en Australie n’a qu’une envie dès que le temps se fait un peu plus libre : aller voir partout ailleurs. Parce que l’Australie, c’est pas tous les jours, et ça doit être énorme d’aller voir un peu partout. Je vais par exemple aller en juillet aller à Sydney, et peut-être Melbourne. Après tout, ce sont les villes les plus proches, c’est donc pas très loin. Après tout, c’est quoi Brisbane-Sydney ? Eh ben, c’est 2 fois Lyon-Barcelone, ou encore Lyon-Londres, Lyon-Vienne, Lyon-Prague, Lyon-Rome,… On pourra dire ce qu’on voudra, ça fait quand même beaucoup de saucisses.

    L’Australie est énorme, et les distances se dilatent©. En étant ici, tout le monde est inévitablement attiré par des voyages gargantuesques, traverser des centaines de kilomètres de désert pour aller voir une autre région. En Europe, la richesse culturelle et le potentiel de voyage sont sûrement 100 fois plus grands. En plus, l’euro et la liberté de circulation rendent la chose facile. Mais tout est tellement compact qu’on appréhende un peu les voyages en Europe, comme si cette densité était un obstacle. Ici je trouve que cette absence de pression donne envie d’aller partout. Paradoxalement, l’absence de civilisation rend peut-être la chose plus facile aussi !

Sans transition, la couette anti-pets.

    A part ça, je n’ai pas tant de choses palpitantes à raconter, vu que je travaille pas mal. Au rang des anecdotes on pourra caler ma blessure de surf avant même de toucher la planche pour la première fois : un « ami » est devant moi dans l’eau avec la planche, mais une vague lui fait lâcher prise, et bim, je me la prends (côté ailerons, sinon c’est pas drôle) dans la tronche. Rien de grave (enfin j’espère).

    Je suis allé voir un match de football australien et c’est un sport super bon (plus que le cricket), ça court de partout, c’est physique, et il y a du suspens.

    Je me suis trouvé un groupe avec lequel je répète une fois par semaine. Notre première salle de répète était une ode à la saleté et au chaos, les images parlent d’elles-mêmes.

    Dans 3 semaines à peu près, je suis en vacances pour un peu plus d'un mois. Je vais essayer de me trouver un job sur un bateau quelque part sur la côte est, affaire à suivre.

50 almost funny australian facts



     Depuis que je suis ici, j'accumule des petites infos inutiles et étonnantes à propos de la vie de tous les jours. Au début je voulais aller jusqu'à 100, mais bon comme ça fait longtemps qu'il y a rien eu ici, je me dis que 50 c'est déjà pas mal.

1)      Celui qui a décidé des tailles des pièces de monnaie était surement bourré : la pièce de 2$ est plus petite que celle de 1$, elle-même un peu plus grande que la pièce de 10c, mais plus petite que la pièce de 50$, qui est en fait un polygone et pèse le double de toutes les autres pièces réunies. image
2)      Les Australiens roulent à gauche.
3)      L’eau ne « tourne » pas dans « l’autre sens » quand elle s’écoule dans l’hémisphère sud.
4)      En été, le soleil se lève puissamment à 5h du matin, et se couche vers 20h. Le rythme de vie est différent, par exemple il est commun de diner à 18h.
5)      Le beurre peut se présenter sous forme liquide/visqueuse, ce qui m’a valu une odieuse surprise le 2è jour ici lorsque je venais d’enfourner un magnifique morceau de bœuf allègrement imbibé de supposée mayonnaise.
6)      La mayonnaise, quant à elle, est coulante comme une vinaigrette.
7)      Les Australiens n’arrivent pas en général à prononcer mon prénom (même en tentant le « piôteurr ») et ça m’a vite cassé les couilles, du coup pas mal de gens m’appellent Peter.
8)      Les lois de partage numérique doivent être un peu plus strictes qu’en France, puisqu’ici Deezer n’a aucune chanson en libre écoute et Jiwa est tout simplement inaccessible.
9)      En fait, sur Deezer j’arrive à accéder à un artiste : P.U.S.H.      VDM
10)   En théorie, l’Australie est toujours une monarchie dirigée par la reine d’Angleterre. Par contre, tout le monde s’en fout.
11)   La viande n’est pas trop chère ici, et le barbecue est une religion. Par ailleurs, je trouve la viande de kangourou (moins chère que le bœuf) délicieuse, mais pas si présente aux supermarchés.
12)   Les Australiens font vraiment gaffe à l’eau, et pas mal de bâtiments recyclent l’eau de pluie pour certains usages, avec des gros réservoirs propres à chaque maison.
13)   Pas vraiment de 4 saisons ici, il y a l’été avec la pluie, puis une espèce d’automne sec et pas super froid. Par contre plus au sud, par exemple à Melbourne, ils se caillent les miches en juin/juillet.
14)   Internet a suivi un développement aussi curieux que non-efficace : les débits sont rapides, mais tous les systèmes sont limités en données. Par exemple, ma coloc a le droit à 60GB par mois, si on dépasse ça le débit ralentit violemment jusqu’au mois suivant.
15)   Le casque est obligatoire à vélo, et il y a de quoi se prendre des belles amendes si ce n’est pas respecté.
16)   La sauce appelée bolognaise ne contient pas de viande (bordel !), juste des tomates et des légumes.
17)   L’Australie est le pays du « tout payant », par exemple même en ayant payé l’université, si je veux participer aux entraînements de hand et à des compétitions, je dois compter 300/400$ par semestre.
18)   Les prix de l’alcool sont exagérés, pour une bouteille de vin dégeu il faut compter 8$ (5/6€).
19)   Il y a des toilettes publiques partout, mais vraiment partout. Un paradis pour les filles (et les chinois), à ce qui parait. En plus, elles sont toutes propres. Comme quoi, ça arrive.
20)   L’Australie a une organisation fédérale. Il y a 7 états. C’est le moment de vivre…

--  L’instant statistique inutile  --

Le plus petit état est l’île de Tasmanie, dont la taille fait 3 fois celle de la Moldavie, mais a 10 fois moins d’habitants. C’était…

-- L’instant statistique inutile –

21)   Les prises de courant murales sont fournies d’un petit interrupteur individuel.
22)   Les fromages tentent un peu de copier d’autres pays, on retrouve des « Brie » et des « Camembert ». La comparaison s’arrête là, ces fromages sont chers et immondes.
23)   Les villes grouillent d’opossums, de la même manière que des chiens, chats ou rats sauvages en France. Ces bêtes à la tête sympathique courent dans les égouts ou sur les toits et sautent d’arbre en arbre. It’s as awesome as it sounds.
24)   L’humidité est sévère en été, et les locaux gardent les détritus contenant de la viande au congélateur jusqu’au jour de ramassage des ordures.
25)   C’est vrai pour internet et ailleurs : les abonnements illimités ne sont pas dans la culture. Les gens utilisent des formules de carte prépayées pour les portables, et pour prendre le bus on utilise une carte qu’il faut recharger au fil du temps.
26)   La ville de Brisbane compte 1,6 millions d’habitants, mais il n’y a pas de métro. D’ailleurs, il n’y a pas de métro en Australie (tout comme en Moldavie). Par contre à Brisbane un des modes de transport les plus populaires est le Citycat, un catamaran-bus.
27)   Il y a des ventilateurs et des systèmes d’air conditionné partout, et ils les laissent allumés tout le temps, même quand ça caille.
28)   La maison classique du Queensland est surélevée sur pilotis, pour améliorer les flux d’air quand il fait chaud. Du coup ça change tout, et par exemple le terrain n’est pas nivelé avant de bâtir. Je vis moi-même accoté à une bonne pente. Image de Queenslander
29)   L’électricité arrive aux maisons par des câbles aériens (conséquence de 28 ?)
30)   Pas de bol, le trou dans la couche d’ozone est un peu au dessus de l’Australie, on attrape assez vite un coup de soleil et les indices de crème sont évalués plus haut qu’en France (il n’y a que des crèmes 15 et 30, et ça bourrine pas mal).
31)   Les pauses entre les cours (ou récréations) s’appellent « morning/afternoon tea ».
32)   Quand on parle à des professionnels par téléphone ils te demandent ton prénom et te tutoient. Ca peut paraitre plus cool qu’en France, mais ça peut vite devenir n’importe quoi (cf 7).
33)   Il n’y a pas de machines à café ici, pour s’en procurer il faut aller dans un des nombreux coffee shops qui prolifèrent (une bonne trentaine sur le campus je dirais par exemple). Du coup c’est plus cher aussi…
34)   Quand on paye par carte bleue, on a le choix entre 3 « accounts » : Credit, Cheque, Savings. J’ai toujours pas compris la différence, j’essaye d’alterner un peu mais je suis pas sur que ça soit la bonne solution.
35)   L’eau du robinet de Brisbane est une des plus « propres » du monde. Ils y mettent même du fluor pour réduire les problèmes de dents dans la région.
36)   Ici les sports populaires sont le cricket, le rugby (à 13 ET à 15), le football australien. Le foot commence à faire son trou, les matches de champion’s league sont tous diffusés à la TV nationale.
37)   A cause de l’humidité, il est commun de garder son pain congelé, et tous les toasters ont une fonction qui décongèle ton pain. C’est stylé, mais du coup tu manges que des toasts.
38)   Il faut en général 3 secondes à n’importe qui pour deviner que je suis français. Mon objectif : attraper l’accent d’ici avant de partir.
39)   L’Australie est le pays qui a la plus haute consommation d’eau par habitant au monde
40)   La capitale, Canberra, est considérée comme « has-been » et on fait plein de blagues à son sujet. D’ailleurs son histoire est marrante, Sydney et Melbourne se tapaient dessus pour être la capitale, finalement on a construit une ville (vers 1915) entre les 2 pour les calmer.
41)   Il faut faire gaffe avec les ascenseurs : il n’y a que des chiffres, le 1 représente le sous-sol et le 2 est le RDC (mais… ?).
42)   Fort heureusement, les Australiens utilisent le mètre, le kilo et tous leurs amis.
43)   Le Nutella existe, mais dans des pots en plastique.
44)   Le Queensland (comme 2 autres états, sur 7) ne fait pas de changement d’heure. Par contre, 4 autres états le font, du coup c’est un peu le bordel quand tu voyages entre plusieurs états.
45)   Il y a une énorme immigration en Australie, et certains lui prédisent des problèmes de surpopulation… alors que la densité de population est 50 fois plus faible qu’en Moldavie.
46)   Il y a des requins taureau dans la Brisbane river.
47)   La nuit, les arbres de la ville grouillent de chauve souris géantes. D’ailleurs à la « HH des clubs » de mon université, il y avait une assoce de protection des chauve souris qui recrutait.
48)   Il y a moyen de se faire défoncer violemment si on a un retard de 3 jours sur le paiement du loyer mensuel.
49)   Les réseaux de bus sont mal foutus, les bus sont en général en avance et rares, et chaque déplacement devient un défi.
50)  L'Australie existe depuis le 1 janvier 1901